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Savoureuses sauvageonnes

Des jardiniers goûtent les plantes sauvages comestibles qui apparaissent dans leurs plates-bandes.



ficaireDe plus en plus de jardins privilégient la spontanéité. Les plantes ornementales se mêlent aux plantes sauvages de nos régions. Bien sûr, un tel espace n’est pas laissé à lui-même. Le jardinier doit guider quelque peu ce mariage longtemps réprouvé. Les regards ont beaucoup évolué face à ce que nous appelons « les mauvaises herbes ». Non seulement, elles peuvent épanouir des floraisons mais on redécouvre aussi leurs usages. Des plantes peuvent teinter des vêtements, d’autres contiennent des fibres qui peuvent être tissées, certaines sont au centre de croyances populaires… Et surtout, des plantes de nos régions peuvent figurer dans nos assiettes.

Manger les mauvaises herbes !

Au printemps, apparaît dans les zones ombragées des jardins une petite plante au feuillage dense et luisant portant vite des fleurs d’un jaune éclatant. La ficaire (Ranunculus ficaria) a sa place au sein de la gastronomie des plantes sauvages. Ses feuilles peuvent agrémenter une salade.
pissenlitLe pissenlit (Taraxacum officinale) fut jadis largement consommé dans bien des régions. Ses feuilles blanchies ont une délicieuse saveur. Ses fleurs peuvent constituer une confiture.
L’herbe aux goutteux  (Aegopodium podagraria) est assez répandue et peut se révéler envahissante dans les terrains où elle se plaît. La saveur de ses feuilles est fine et aromatique. Si elles sont jeunes, elles sont consommée crues. Par la suite, il est nécessaire de les cuire.

Soupe d’orties

L’ortie ne cesse de prendre du galon au sein de la grande cuisine. Avec quelques pommes de terre et un peu de crème fraîche, nous obtenons un potage dont raffolent petits et grands. Ce sont bien sûr les jeunes pousses du printemps qui sont récoltées pour le potage mais il est possible de manger de la soupe d’ortie durant toute la bonne saison. Il suffit de faucher régulièrement les touffes d’orties du jardin de manière à inciter la plante à produire de jeunes pousses. Les passionnés de cuisine sauvage ajoutent aussi de jeunes pousses d’ortie dans la salade. Ce n’est guère téméraire : elles perdent leur pouvoir urticant si on les laisse se faner quelque peu.

Une délicieuse assiette fleurie

De plus en plus de restaurateurs agrémentent leurs plats avec des fleurs de capucines. Mais la méfiance du consommateur est telle que l’on retrouve souvent ces corolles sur le bord de l’assiette à la fin du repas. Il ne s’agit pourtant pas d’une simple décoration. Ces fleurs peuvent être mangées sans la moindre appréhension.Par ailleurs, les beignets de fleurs de courges sont de vrais délices. Il en est de même pour les beignets de fleurs d’hémérocalles.
Le souci (Calendula officinalis) est une plante incontournable des potagers fleuris et des jardins de curé. Voici une recette à essayer sans tarder. Faites fondre du beurre et ajoutez-y des pétales de soucis. Rapidement le beurre fondu va prendre une surprenante teinte orangée. Il ne reste plus qu’à filtrer le beurre pour éliminer les restes de pétales et à le laisser durcir. Des tranches de pain avec du beurre orange et une garniture de tomates feront sensation. Bon appétit !

Vos commentaires

  • Anne Marie dit:

    J’adore l’utilisation des fleurs en cuisine. Je dépose les capucines sur mes salades composées et cela leur apporte une jolie note de couleur en même temps qu’un petit goût « piquant » trés agréable. Je hache aussi quelques feuilles de cette même capucine que je mélange aux feuilles de salade.
    Dans mes plates bandes (qui ne sont jamais traitées ni au désherbant ni à un quelconque produit chimique), j’ai beaucoup de semis de cardamine hérissée (Cardamina hirsuta). Je récupère ces petites rosettes avant qu’elles ne fleurissent et je les mélange à mes salades. Elles ont un petit goût de cresson de fontaine. Un désherbage qui se transforme en cueillette de salade, voilà un bon plan…

  • Capucine dit:

    J’ai fait ce week-end une sublime soupe avec des feuilles de bourrache officinale.
    La recette :
    Une pleine casserole de feuilles lavées à l’eau fraîche
    4 pommes de terre
    des oignons dans lesquels je fais d’abord réduire les feuilles
    2 cubes de bouillon de poule
    de l’eau ou du jus de cuisson (pâtes, légumes,…), c’est encore meilleur.
    Servie avec un peu de crème fraîche, c’est un vrai délice. Vu la concentration en légume, la couleur est très foncée et la texture épaisse. Le goût rappelle un peu la soupe aux orties, l’amertume en moins.

    Les jolies fleurs bleues de la bourrache colorent également les salades, en compagnie des capucines et des pétales de soucis.

    Et voici un site de référence sur la cuisine sauvage : http://cuisinesauvage.blogspot.com/

  • Frédérique dit:

    Mon grand-père faisait des infusions avec les feuilles d’agastache, cela avait un goût de réglisse.

  • Luc dit:

    Merci pour vos commentaires.
    Le site comporte un article sur l’agastache :

    http://www.aujardin.com/conseils/parterres/la-plante-des-cheyennes

    Luc

  • Frédérique dit:

    Sans vouloir faire de pub, je viens de lire dans un magazine de recettes que la marque Mamie Nova lance sur le marché un nouveau yaourt avec des pétales de coquelicot.
    Une saveur bucolique à rougir de plaisir !

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