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	<title>aujardin.com &#187; Juin</title>
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	<description>le portail jardin de Luc Noël</description>
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		<title>Créer une pièce d&#8217;eau</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Jun 2009 09:49:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Juin]]></category>
		<category><![CDATA[Techniques de jardinage]]></category>
		<category><![CDATA[mare]]></category>
		<category><![CDATA[pièce d'eau]]></category>

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		<description><![CDATA[Une mare aménagée au jardin se transforme rapidement en un petit paysage aquatique. Aucune pièce d’eau n’est pareille à une autre mais toutes ces réalisations attirent le regard avec la même intensité. Envie de rester des heures à suivre du regard les mouvements des poissons, d’assister à la métamorphose des têtards, d’être bercé par le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une mare aménagée au jardin se transforme rapidement en un petit paysage aquatique. Aucune pièce d’eau n’est pareille à une autre mais toutes ces réalisations attirent le regard avec la même intensité.</p>
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<br/><br/><br />
<img class="alignleft size-full wp-image-1044" title="mare" src="http://www.aujardin.com/wp-content/uploads/2009/06/mare.jpg" alt="mare" width="400" height="265" />Envie de rester des heures à suivre du regard les mouvements des poissons, d’assister à la métamorphose des têtards, d’être bercé par le murmure de l’eau ? Un seul jour de travail peut déjà permettre d’obtenir un beau résultat. Pour créer une mare, il suffit de délimiter à l’aide du tuyau d’arrosage une zone aux courbes harmonieuses dans une partie bien éclairée du jardin.  Ensuite, un gros effort physique. À l’aide de la bêche, on creuse une fosse aux pentes douces dont la partie la plus profonde doit atteindre septante centimètres.
</p>
<p style="text-align: left;">La suite des opérations est détaillée dans tous les guides pratiques de jardinage. Dûment protégée par un feutre spécial posé sur la terre, une bâche noire est étendue sur le fond. Les astuces ne manquent pas pour dissimuler les bords. Une fois remplie, la mare peut accueillir des plantes aquatiques. Beaucoup de jardiniers ne résistent pas à la tentation de déjà introduire des poissons dans le bassin. Dès l’année suivante, avec le développement des nénuphars, des joncs, des iris, la mare aura déjà belle allure, enrichissant le jardin d’une nouvelle facette.</p>
<p style="text-align: left;">Bâche ou polyester ?</p>
<p style="text-align: left;">Pour imperméabiliser la fosse, une bâche d’1 mm d’épaisseur en PVC constitue un excellent choix. Une bâche en caoutchouc, plus chère, offre une meilleure résistance grâce à son élasticité. L’avantage : ces bâches peuvent être installées par le jardinier, quitte à demander un coup de main au voisin si la surface est importante.Le désavantage : il faut un peu d’habilité pour dissimuler le bord.</p>
<p style="text-align: left;"><img class="alignleft size-full wp-image-1045" title="mare-polyester" src="http://www.aujardin.com/wp-content/uploads/2009/06/mare-polyester.jpg" alt="mare-polyester" width="400" height="299" />Autre solution : construire le bassin en fibre de verre et en polyester. Les avantages : une durabilité de plusieurs dizaines d’années ; une solidité résistant aux petits coups lors de l’entretien et des berges qui affleurent discrètement le gazon, le parterre ou la terrasse. Le désavantage : un coût plus important et le recours à un professionnel. Pour une réalisation de petite taille, la voie de la simplicité qui ne rime pas avec originalité consiste à enterrer un grand bassin vendu dans les jardineries.</p>
<h3 style="text-align: left;">L’abécédaire de la mare au jardin</h3>
<p style="text-align: left;"><strong>A comme algues</strong><br />
Quel est le problème numéro un survenant dans une mare ? L’eau devient verte. La cause principale : la surpopulation des poissons.  Il faut éviter d’introduire plus de quatre ou cinq poissons de quinze à vingt centimètres par vingt mètres carrés de bassin. Plus les poissons sont nombreux, plus la masse d&#8217;excréments expulsés dans l&#8217;eau est importante. Les algues profitent de ces apports de substances nutritives et se développent allègrement, rendant ainsi l&#8217;eau verte.
</p>
<p style="text-align: left;">La solution défendue par les vendeurs de matériel est technique : une pompe, un filtre, une lampe à ultraviolets pour tuer les bactéries, des produits à introduire dans l’eau… La solution proposée par les naturalistes est toute différente : des plantes aquatiques couvrant au moins un tiers de la surface. Dans la nature, une mare est un écosystème. Faute d’une pyramide écologique basée sur une végétation aquatique abondante assurant l’oxygénation et la purification de l’eau, la mare ne peut être qu’un grand aquarium artificiel.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>G comme grenouilles</strong><br />
<img class="alignleft size-full wp-image-1054" title="grenouille" src="http://www.aujardin.com/wp-content/uploads/2009/06/grenouille.jpg" alt="grenouille" width="400" height="300" />Un beau jour, des têtards sont découverts dans l’eau, nous rappelant illico les pêches de notre enfance. Comment sont-ils arrivés ? Naturellement. Les grenouilles ont colonisé la mare au départ d’une zone humide des alentours. Les pièces d’eau dans les jardins peuvent ainsi offrir à la faune aquatique des refuges qui lui permettent de garder une place dans nos paysages.
</p>
<p style="text-align: left;">Et au plaisir de la contemplation, voici que s’ajoute de joie de contribuer à la conservation de la nature. Avec toutefois un bémol. Les grenouilles vertes ont la particularité d’être très bruyantes. Dès la fin mai et durant tout le mois de juin, leurs croassements peuvent durer toute la nuit. Bon à savoir avant de creuser la mare près de la fenêtre de la chambre à coucher…</p>
<p style="text-align: left;"><strong>U comme urbanisme</strong><br />
En Belgique, l’aménagement d’une pièce d’eau au jardin nécessite normalement un permis d’urbanisme pour la modification du relief du sol. Mais dans la plupart des communes, cette disposition n’est pas appliquée car les mares ne représentent souvent que quelques mètres carrés avec une faible profondeur. Pour des projets plus importants, il peut être utile de consulter l’administration communale. Suite à une plainte du voisinage, il est déjà arrivé que des jardiniers soient contraints par le juge à reboucher leur mare inconnue administrativement…</p>
<p style="text-align: left;"><strong>H comme héron</strong><br />
<img class="alignleft size-full wp-image-1043" title="heron-en-plastique" src="http://www.aujardin.com/wp-content/uploads/2009/06/heron-en-plastique.jpg" alt="heron-en-plastique" width="400" height="265" />Même au cœur de la capitale, une mare entre quatre murs peut recevoir la visite matinale d’un héron. Quelques coups de bec suffisent alors à décimer la population de poissons.
</p>
<p style="text-align: left;">Les effigies de hérons en plastique vendues dans les jardineries ne sont pas efficaces. En quelques jours, les hérons de passage ont compris que leur rival est factice.</p>
<p style="text-align: left;">La solution est simple : il suffit de tendre un fil de canne à pêche en nylon tout autour de la mare, à une quinzaine de centimètres de haut. Quelques fils sont aussi tendus au dessus de l’eau. Qu’il se pose directement dans l’eau ou qu’il s’avance vers la berge, le héron se heurtera aux fils et s’envolera.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>C comme calme</strong><br />
Il n’est pas indispensable d’installer une cascade, une fontaine ou un jet. Un mouvement d’eau n’est pas nécessaire à l’équilibre biologique. L’intérêt est surtout visuel et sonore. Un simple jet mousseux peut habiller tout le jardin du murmure de l’eau, particulièrement apaisant. En ville ou le long d’une voirie fort fréquentée, le bruit de l’eau se substitue à celui de la circulation routière.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>K comme koï</strong><br />
<img class="alignleft size-full wp-image-1042" title="carpes-koi" src="http://www.aujardin.com/wp-content/uploads/2009/06/carpes-koi.jpg" alt="carpes-koi" width="400" height="299" />Ce sont les carpes koïs originaires du japon, particulièrement calmes, qui sont sans conteste les plus indiquées pour animer la pièce d’eau de leurs couleurs et de leurs mouvements. Mais des jardiniers décident de ne pas accueillir de poissons. Pas nécessairement pour favoriser l’équilibre biologique. Ils veulent surtout éviter la prédation de toute la vie sauvage se développant naturellement. En l’absence de poissons, plusieurs espèces de tritons peuvent notamment prospérer dans la pièce d’eau. Eux aussi offrent de minutes de bonheur à les contempler.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>T comme tondeuse</strong><br />
Une mare demande moins d’entretien qu’une surface équivalente de pelouse à tondre régulièrement ou de parterre à désherber. Aussi, des jardiniers n’ont pas hésité à transformer une grande partie de leur jardin en étang. La corvée de la tonte est réduite. Voilà du temps disponible pour mieux profiter des vraies joies du jardin.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>N comme nager</strong><br />
<img class="alignleft size-full wp-image-1046" title="etang-baignade" src="http://www.aujardin.com/wp-content/uploads/2009/06/etang-baignade.jpg" alt="etang-baignade" width="400" height="299" />C’est une nouvelle tendance. Si la mare est suffisant large et profonde, il est parfaitement possible d’y nager. Les piscines naturelles se développent, constituant une alternative plus esthétique par rapport aux rectangles bleus qu’il n’est guère aisé d’intégrer dans un jardin.
</p>
<p style="text-align: left;">Mais l’aide d’un professionnel expérimenté sera utile pour assurer une présence suffisante de la végétation aquatique garantissant une bonne épuration de l’eau. La solution privilégiée : un second bassin occupé totalement par les plantes. Une pompe assure la circulation de l’eau entre le volume libre où l’on nage et le bassin de lagunage.</p>
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		<title>Savoureuses sauvageonnes</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jun 2009 15:18:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jardin au naturel]]></category>
		<category><![CDATA[Juin]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Des jardiniers goûtent les plantes sauvages comestibles qui apparaissent dans leurs plates-bandes.</p>
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<br/><br/><img class="alignleft size-full wp-image-1000" title="ficaire" src="http://www.aujardin.com/wp-content/uploads/2009/06/ficaire.jpg" alt="ficaire" width="400" height="299" />De plus en plus de jardins privilégient la spontanéité. Les plantes ornementales se mêlent aux plantes sauvages de nos régions. Bien sûr, un tel espace n’est pas laissé à lui-même. Le jardinier doit guider quelque peu ce mariage longtemps réprouvé. Les regards ont beaucoup évolué face à ce que nous appelons « les mauvaises herbes ». Non seulement, elles peuvent épanouir des floraisons mais on redécouvre aussi leurs usages. Des plantes peuvent teinter des vêtements, d’autres contiennent des fibres qui peuvent être tissées, certaines sont au centre de croyances populaires… Et surtout, des plantes de nos régions peuvent figurer dans nos assiettes.</p>
<p><strong>Manger les mauvaises herbes !</strong></p>
<p>Au printemps, apparaît dans les zones ombragées des jardins une petite plante au feuillage dense et luisant portant vite des fleurs d&#8217;un jaune éclatant. La ficaire (Ranunculus ficaria) a sa place au sein de la gastronomie des plantes sauvages. Ses feuilles peuvent agrémenter une salade.<br />
<img class="alignleft size-full wp-image-1001" title="pissenlit" src="http://www.aujardin.com/wp-content/uploads/2009/06/pissenlit.jpg" alt="pissenlit" width="400" height="297" />Le pissenlit (Taraxacum officinale) fut jadis largement consommé dans bien des régions. Ses feuilles blanchies ont une délicieuse saveur. Ses fleurs peuvent constituer une confiture.<br />
L&#8217;herbe aux goutteux  (Aegopodium podagraria) est assez répandue et peut se révéler envahissante dans les terrains où elle se plaît. La saveur de ses feuilles est fine et aromatique. Si elles sont jeunes, elles sont consommée crues. Par la suite, il est nécessaire de les cuire.</p>
<p><strong>Soupe d’orties</strong></p>
<p>L’ortie ne cesse de prendre du galon au sein de la grande cuisine. Avec quelques pommes de terre et un peu de crème fraîche, nous obtenons un potage dont raffolent petits et grands. Ce sont bien sûr les jeunes pousses du printemps qui sont récoltées pour le potage mais il est possible de manger de la soupe d’ortie durant toute la bonne saison. Il suffit de faucher régulièrement les touffes d’orties du jardin de manière à inciter la plante à produire de jeunes pousses. Les passionnés de cuisine sauvage ajoutent aussi de jeunes pousses d’ortie dans la salade. Ce n’est guère téméraire : elles perdent leur pouvoir urticant si on les laisse se faner quelque peu.</p>
<p><strong>Une délicieuse assiette fleurie</strong></p>
<p>De plus en plus de restaurateurs agrémentent leurs plats avec des fleurs de capucines. Mais la méfiance du consommateur est telle que l’on retrouve souvent ces corolles sur le bord de l’assiette à la fin du repas. Il ne s’agit pourtant pas d’une simple décoration. Ces fleurs peuvent être mangées sans la moindre appréhension.Par ailleurs, les beignets de fleurs de courges sont de vrais délices. Il en est de même pour les beignets de fleurs d’hémérocalles.<br />
Le souci (Calendula officinalis) est une plante incontournable des potagers fleuris et des jardins de curé. Voici une recette à essayer sans tarder. Faites fondre du beurre et ajoutez-y des pétales de soucis. Rapidement le beurre fondu va prendre une surprenante teinte orangée. Il ne reste plus qu’à filtrer le beurre pour éliminer les restes de pétales et à le laisser durcir. Des tranches de pain avec du beurre orange et une garniture de tomates feront sensation. Bon appétit !</p>
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		<title>Des émeraudes dans la menthe</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Feb 2009 12:39:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jardin au naturel]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le parterre des plantes aromatiques, la menthe réapparaît et ses grignoteurs sont déjà là. L’automne venu, la menthe sera ravagée par ces scarabées (Chrysolina coerulans) aux reflets verts métalliques.</p>
<p><span id="more-185"></span><!--more-->
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<br/><br/><img class="alignleft size-full wp-image-958" title="scarabée-menthe" src="http://www.aujardin.com/wp-content/uploads/2009/02/scarabee-menthe.jpg" alt="scarabée-menthe" width="400" height="299" />Les feuilles, rongées ou souillées par les excréments, ne seront plus utilisables. Une pulvérisation d’insecticide n’est pas nécessaire. Il suffit de ramasser les scarabées à la main puis de les détruire. Un telle ponction régulière maintient la population de scarabées à une niveau acceptable et permet de garder un bel aspect à la menthe.</p>
<p>Comme l’un ou l’autre individu échappera à notre vigilance, le jardin accueillera toujours ce bel insecte qui étonne toujours les visiteurs au jardin.</p>
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